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# Posté le samedi 21 janvier 2006 07:05

Interview : "La célébrité m'étouffait".

Interview : "La célébrité m'étouffait".
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D'un côté, le père modèle, toujours in love with Vanessa. De l'autre, l'anti-star la plus sexy de la planète, l'écorché vif capable de jouer les rôles les plus extrêmes. Le tout donne un homme mature, au sommet de son art.

Comptez sur Johnny Depp pour choisir des personnages extravagants. Après le récent Willy Wonka, preuve supplémentaire avec le comte de Rochester, dans Rochester, le dernier des Libertins, qui retrace l'ébouriffante destinée de cet aristocrate, débauché notoire et poète sulfureux dans l'Angleterre du XVIIe siècle. L'acteur est de passage à Los Angeles, profitant d'un break sur le tournage simultané des deux suites de Pirates des Caraïbes, aux Bahamas. La veille, on lui a décerné son étoile sur Hollywood Boulevard. Aujourd'hui, après sa journée de promotion, l'American Film Institute lui rendra hommage pour l'ensemble de sa carrière. Johnny Depp a l'air détendu. Impressionnant Borsalino à large bord, lunettes à monture en écaille et costume épaulé marron complètent un look résolument rétro. Il porte une chaîne agrémentée d'un symbole énigmatique : "Mon collier Gonzo, en mémoire de Hunter S. Thompson", dit-il sans se faire prier, évoquant le journaliste qu'il avait incarné dans Las Vegas parano.

Caressant d'un index distrait sa barbichette, il se prête au jeu des questions-réponses avec bonne humeur. À quarante-deux ans, il reste délibérément un acteur imprévisible, caméléon invétéré et amateur de tangentes risquées. Exactement ce que ses fans attendent de lui.


On vous découvre dès les premières images du film (Rochester), en gros plan, dans un monologue où vous concluez : "Je ne veux pas que vous m'aimiez." C'est un paradoxe plutôt gonflé d'annoncer ainsi la couleur, car on imagine que tout acteur, au contraire, souhaiterait avant tout que son personnage plaise...

C'e
st déconcertant, n'est-ce pas ? Mais justement, c'est ce qui m'a intrigué chez Rochester. Qu'il affiche ainsi la couleur sans ambages. Pour mieux le comprendre, j'ai fait des recherches, fouillé son passé et ses écrits. Alcoolique. Illuminé. Quelqu'un de très cruel aussi. Dont l'existence aura été une succession de maintenant urgent et de désabusements. J'ai retrouvé en lui certains des traits d'artistes tel Van Gogh ou d'écrivains tel Jack Kerouac que j'admire, mal aimés et tellement incompris de leur vivant. Si bien que j'ai fini par avoir vraiment pitié de lui.


Les tempéraments artistes serai
ent-ils plus enclins à des tendances autodestructrices ? À une époque, vos débordements faisaient régulièrement la une de la presse tabloïd...

Franchement, je
ne sais pas si les deux sont forcément liés. D'abord, je ne me considère pas nécessairement comme un artiste. En effet, j'ai connu une période, disons, agitée, où la célébrité m'étouffait. Je ne supportais pas d'être dévisagé dans la rue ou au restaurant. Je me braquais... Il m'a fallu pas mal de temps avant d'être capable de m'y habituer. Pas de m'y faire entièrement, mais de l'accepter, car, après tout, ce n'est pas si terrible que cela. Mais au début de ma carrière, j'avais l'impression d'être devenu un phénomène de foire, à tel point que je n'étais capable de me sentir vraiment moi-même qu'en étant seul. Le reste du temps, je devais boire comme un trou à chaque fois qu'il me fallait jouer ou sortir en public, rien que pour surmonter mes angoisses. Jtais tellement mal à l'aise. Bref, j'ai quand même fini par mûrir et par ne plus prendre tout cela avec autant de sérieux. Ma rencontre avec Vanessa et la naissance de notre premier enfant ont été déterminantes dans ma guérison ! Des bases solides qui m'ont aidé à tout relativiser... Ça a été mon salut, l'initiation à un genre de bonheur insoupçonné, que je n'avais jamais exrimenté. Un vrai miracle. Mais j'ai quand même gaspillé nombre d'années à cause de ma stupidité et de mon entêtement...


Le fil
m est dédié à Marlon Brando, avec lequel vous étiez très lié depuis que vous aviez partagé l'affiche de Don Juan DeMarco et que vous l'aviez dirigé, ensuite, dans The Brave...

S
a disparition m'a fait un sacré choc comme vous pouvez l'imaginer. Il était non seulement un ami, mais aussi un héros, un mentor, une inspiration et l'un des hommes les plus drôles que j'aie connus. Nous étions restés en contact et je lui demandais souvent son avis sur un tas de choses. Nous avions discuté de Rochester. Dommage qu'il n'ait pas pu voir le film terminé...


D
epuis le succès mondial de Pirates des Caraïbes, suivi de celui de Charlie et la chocolaterie, qui a raflé plus de 450 millions de dollars au box-office, vous êtes désormais considéré comme une valeur sûre par Hollywood...

Comme vous le sa
vez, je ne suis pas né d'hier et j'ai assez roulé ma bosse dans ce métier pour savoir que je suis considéré "hot" telle semaine et que la suivante, je pourrais tout aussi bien être au chômage. Renvoyé au purgatoire des petits films indépendants, ce qui d'ailleurs ne me dérangerait nullement. J'essaie de ne pas prêter attention à ces données du business, qui n'ont rien à voir avec mon activité d'acteur. C'est pour ça que j'ai encore un rapport amour-haine avec Hollywood. J'y passe le temps minimum, car je préfère garder mes distances et éviter le plus possible les obligations publiques et autres mondanités, où je ne suis jamais très à l'aise. C'est un jeu auquel je ne suis pas bon. Cela dit, j'ai toujours affirmé que je n'étais pas allergique à l'idée du succès commercial. Mais c'est la voie que l'on choisit pour y parvenir qui compte.


Vous a
vez souvent répété que votre ambition n'a jamais été d'être une star.

C'est vrai. Je voulais être gu
itariste dans un groupe de rock. À douze ans, j'ai pris une guitare et ça a été le premier exutoire à mes frustrations. Jusqu'à ce que je devienne acteur et que je trouve ainsi un autre catalyseur à mes bizarreries...


Vos
deux enfants, Lily Rose et Jack, doivent vous manquer quand vous tournez longtemps en extérieur...

Autant que possible,
ils sont avec moi sur les tournages. Une fois, nous avons été séparés quatre ou cinq semaines. Je ne tenais plus, et c'est désormais hors de question. Et quand Vanessa tourne, je l'accompagne avec eux.


O
nt-ils le droit de voir vos films ?

Pas
Rochester, quand même ! Mais je leur avais organisé une projection des Noces funèbres, sans imaginer quelles seraient leurs réactions. Je me doutais que ça pourrait plaire à Lily Rose, qui a six ans et qui avait adoré L'Étrange Noël de monsieur Jack. Quant à Jack, qui a trois ans, je me demandais s'il aurait la patience de tenir jusqu'au bout. Il était assis sur mes genoux et n'a pas bougé une seule fois, scotché à l'écran ! Et dès qu'elle a vu Victor, ma fille m'a dit : "C'est toi, n'est-ce pas ?" Jack m'avait reconnu dans Charlie et la chocolaterie et m'avait trouvé, je cite, bizarre !


Parlez-nous
de votre style vestimentaire, qui est plutôt unique...

Vous trouvez
? (En riant.) J'aime les vêtements anciens et j'ai une passion intense pour les chapeaux. Quand je regarde des photos datant des années vingt à cinquante, je suis fasciné de voir ces hommes en costume et pardessus, avec leur chemise empesée, cravate et couvre-chef sur la tête... Ça déclenche quelque chose en moi que je ne m'explique pas.


Y a-t-il des peurs qu'il vous faudrait encore exorciser ?

La peur f
ait partie intégrante de tout ce qu'on fait. J'estime que tout acteur se doit d'avoir peur d'échouer misérablement, de se ramasser de temps en temps. Il faut prendre ce risque. Pour ne pas rouler le public et pour qu'il n'ait pas l'impression que vous vous contentez de lui refiler la même chose à chaque fois. Marlon m'avait dit un jour que je devrais essayer de jouer Hamlet. Il regrettait pour sa part de n'avoir jamais essayé. Mais je ne me vois pas affronter une salle immense dans une production épique.


Q
uel regard portez-vous sur votre parcours ?

J'ai eu beaucoup de c
hance. Je suis fier de n'avoir jamais fait ce métier pour de l'argent. Mon comptable aurait pu vous le certifier. Je me targue d'avoir fait des choix sans jamais penser aux risques éventuels pour ma carrière ni me soucier de ce que Hollywood pourrait penser.


Comment imagine
z-vous l'au-delà ?

Bigre ! Eh bie
n, disons que ce serait pas mal si ça ressemblait un peu à la vision de Tim Burton dans ses Noces funèbres. Ce serait plutôt rigolo. Mais ça pourrait tout aussi bien être un purgatoire. Peut-être l'enfer ou peut-être le paradis. Je me doute qu'on risque plutôt d'être mangé par les vers ou de finir en cendres. Mais je préfère imaginer qu'on s'endort simplement pour se réveiller, qui sait, dans le Paris insouciant des années vingt, entouré de peintres, et que l'absinthe coule à flots !


Vous êtes comblé sur le
s plans professionnel et personnel. Alors qu'est-ce qui compte le plus pour vous ?

D'être un bon p
apa pour mes gamins. Haut la main, sans le moindre doute. De réussir à continuer. Être un bon père, un bon compagnon : voilà ce qui me comble plus que tout.


Et quels espoirs formulez-vous pour cette nouvelle année ?

Que
nous, les habitants de cette planète, puissions aller de l'avant. Qu'on essaie de discuter plutôt que descendre dans la rue pour incendier des voitures ou se faire du mal. Qu'on apprenne à mieux communiquer, à faire davantage de compromis. Nous autres, humains, possédons une merveilleuse aptitude, ce formidable instrument qu'est la parole, mais on s'en sert encore trop souvent de manière inconséquente. Et ça, c'est démoralisant. Il y a encore, hélas, pas mal de progrès à faire dans ce domaine. Mais je garde l'espoir qu'on finisse par réussir à s'entendre tous. Enfin, pourvu que mes élucubrations ne résonnent pas trop baba cool !

# Posté le samedi 21 janvier 2006 02:32

Modifié le samedi 21 janvier 2006 03:05

Nouveau Duo Burton-Depp ! (ce n'est pas totalement sûr...)

Nouveau Duo Burton-Depp ! (ce n'est pas totalement sûr...)
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On ne change pas une équipe qui gagne. Le réalisateur Tim Burton et son acteur fétiche Johnny Depp sont sur le point de collaborer à nouveau sur un film inspiré du personnage macabre de Sweeney Todd.

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Londres, 19ème siècle. Issue du folklore anglais, Sweeney Todd raconte l'histoire morbide d'un barbier, Benjamin Barker, condamné à tort par un juge corrompu et exilé en Australie pour purger sa peine, d'où il s'évade quinze ans plus tard. Décidé à retrouver sa femme et son enfant, il retourne en Angleterre sous le nom de Sweeney Todd, mais découvre que le fameux juge est sur le point d'épouser sa fille ! Désespéré, il plonge peu à peu dans la folie et décide de prendre sa vengeance. Se met alors en place un monstrueux carnage...
Avec la collaboration de Madame Lovett, amoureuse de lui depuis toujours, il tranche la gorge de ses clients, pendant qu'elle accommode les corps dans ses fameuses tourtes à la viande. Macabre, vous avez dit macabre ? Quoi de plus logique de voir Tim Burton se lancer dans l'adaptation sur grand écran de cette pièce sanglante !


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Le scénario du film est donc déjà terminé, mais on ne sait pas encore si Monsieur Burton veut et va ou non l'utiliser. En tout cas, c'est bien Johnny Depp qui se glissera dans la peau du tueur en série - Sweeney Todd marquera donc sa sixième collaboration avec le réalisateur !
Pas de dates avancées pour le tournage, et encore moins pour la sortie de ce film sanglant à souhait où gorges tranchées, meurtres et cannibalisme vont sans aucun doute faire bon ménage.


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# Posté le vendredi 13 janvier 2006 12:27

Comment Johnny Depp se voit-il dans 20 ans ?

Comment Johnny Depp se voit-il dans 20 ans ?
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Johnny Depp, heureux compagnon de Vanessa Paradis et papa de deux enfants, se voit bien prendre des abdos cro en vieillissant.
Johnny Depp déclare : "Je suis un mec à l'ancienne. Je veux vieillir et pouvoir m'asseoir sous un porche avec une bedaine rebondie en train de regarder un lac ou quelque chose de ce genre."
Il confie d'autre part avoir beaucoup de mal à regarder ses films une fois qu'ils sont mis en boîte. Il précise que de toute façon, il considère que tout ce qui ne va au-delà de son rôle d'acteur n'est plus du tout de son ressort.

L'année dernière, Depp affirmait qu'il devait son succès à ses deux enfants et sa compagne Vanessa Paradis.
L'ancien chahuteur notoire, pour qui le saccage des chambres d'hôtel était coutume et la sobriété une contrée peu fréquentée, affirme que la paternité l'a encouragé à s'assagir.
"Je me rendais à des soirées et il fallait coûte que coûte que je me saoule pour passer au travers. Je crois que j'essayais de ne rien ressentir."
Depp affirme cependant que dès l'arrivée de ses enfants avec la chanteuse Paradis, son désir de boire jusqu'à l'hébétude avait disparu. "Je me suis dis tout à coup : Et puis merde ! Je me suis aperçu que plus personne ne pouvait me faire de mal."



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# Posté le vendredi 06 janvier 2006 14:13

Bonne Année 2006 !

Bonne Année 2006 !
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Bonne Ane 2006 à tout le p'tit monde qui vient visiter mon p'tit skyblog !
Merci beaucoup pour vos visites et vos commentaires.


Gros bisoux à Evangéline, Hélène, Clothilde, Nora et à tous les visiteurs.


Et pis quand même BoNnE aNnEe JoHnNy DePp ! Ne t'arrêtes SURTOUT PAS !!





2006200620062006200620062006200620062006200620062006200620062006200620062006

# Posté le lundi 02 janvier 2006 08:10

Modifié le lundi 02 janvier 2006 13:36